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samedi 9 juillet 2011

La promesse de Joël

Lorsque nous considérons la promesse de l'Esprit dans Joël 2.28, et que nous lisons le contexte de cette promesse dans son intégralité, nous voyons qu'il se réferrait aux derniers jours. La prophétie nous amène en fait au milieu de la période de la tribulation, lorsque le soleil devient ténèbre et la lune se change en sang, et au grand jour de la venue du Seigneur, quand ce qui est parfait sera venu. Ce qui a commencé à la Pentecôte devait évidemment continuer jusqu'au retour de Jésus-Christ. Pierre l'a confirmé quand il a parlé a la multitude qui lui a demandé au jour de la Pentecôte : « Que ferons-nous ? », il a ordonné : « Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ, pour le pardon de vos péchés ; et vous recevrez le don du Saint-Esprit. Car la promesse [la promesse de Joël] est pour vous, pour vos enfants, et pour tous ceux qui sont au loin, en aussi grand nombre que le Seigneur notre Dieu les appellera » (Actes 2.38-39). Il n'est pas fait mention d'une date limite à la fin de la période apostolique. Cette idée est une invention de l'homme pour excuser le manque de puissance dans les églises et dans les vies aujourd'hui.

Nous ne recommendons certainement pas que tous parlent en langues. Paul, par sa question réthorique : « Tous parlent-ils en langues ? » (1 Corinthiens 12.30), attendait un « Non » en réponse, de la même manière que tous n'ont pas de dons de guérison. D'un autre côté, je sens qu'il est mauvais d'interdire, ou même de décourager l'usage du parler en langues par ceux qui veulent utiliser le don comme une assistance dans leur vie de prière ou leurs dévotions personnelles à Dieu.

vendredi 8 juillet 2011

L'Esprit dans l'histoire de l'Église

Puisqu'il n'y a aucune base scripturaire solide pour nier la validité du parler en langues aujourd'hui, quelles autres bases avons-nous pour remettre en question l'exercice de ce don ? On peut toujours mentionner l'absence présumée de son usage dans l'histoire de l'Église. Ce n'est pas vrai, cependant, car au cours de l'histoire de l'Église, la question semble avoir surgi de temps à autre. Il y a des témoignages de parler en langues au sein de groupes fervents au cours de l'histoire de l'Église. Son absence de pratique apparente pendant la majorité de l'histoire de l'Église n'est pas un témoignage fort contre sa validité.

Je ne suis personnellement pas fier de l'histoire de l'Église traditionnelle. Il me semble que c'est un histoire manquée. L'Église du Nouveau Testament a prospéré pendant la période apostolique ; Paul a pu rapporter aux Colossiens que la vérité de l'Évangile était parvenue au monde entier et qu'elle portait des fruits (Colossiens 1.6). Sous la direction et le pouvoir de l'Esprit, ils ont pu apporter l'Évangile au monde entier au cours du premier siècle. C'est une prouesse que l'Église traditionnelle n'a pas été capable d'égaler au cours des périodes qui ont suivi. Il est dramatique que beaucoup de gens cherchent à reléguer le pouvoir spécial de l'Esprit-Saint à la seule période apostolique, et lui ont maintenant substitué le génie et les programmes humains pour accomplir la grande mission du Christ. Le résultat a été l'échec lamentable de l'Église. Il faut sérieusement se demander si c'était le plan de Dieu ou l'orgueil de l'homme de mettre de côté la dépendance à la direction et au pouvoir de l'Esprit-Saint pour atteindre les âmes perdues pour Jésus-Christ.

Paul a dit aux Galates : « Êtes-vous tellement insensés ? Après avoir commencé par l'Esprit, allez-vous maintenant finir par la chair ? » (Galates 3.3). C'est précisément ce qui est déclaré par ceux qui relèguent les opérations des dons de l'Esprit à la seule période apostolique. L'Église, disent-ils, a été commencée dans l'Esprit pour l'aider à surmonter tous les obstacles du monde païen et hostile. Mais une fois les séminaires et les structures organisationnelles mises en place, elle n'a plus eu besoin de la puissance de l'Esprit. L'Église pouvait alors être parfaite par les hommes instruits. Un regarde honnête sur l'histoire de l'Église devrait dissiper ce faux raisonnement une fois pour toutes.

jeudi 7 juillet 2011

Des réponses au débat

Cet argument paraît plausible de prime abord ; cependant, il n'est rien de plus qu'une spéculation hypothétique, et il n'est pas seulement dénué d'une base scripturaire, mais il semblerait contredire tous les usages scripturaires du don dans le Nouveau Testament. Pas une fois nous ne trouvons d'exemple du parler en langues utilisé pour instruire les croyants dans le Nouveau Testament. Au contraire, nous lisons dans 1 Corinthiens 14.2 que ceux qui parlaient en langues ne parlaient pas aux hommes mais à Dieu. Il ne devaient pas non plus parler en langues dans l'église à moins qu'une personne possédant le don d'interprétation ne soit présente, afin que toutes les personnes présentes puissent dire « Oui » et « Amen » aux bénédictions et aux actions de grâces offertes à Dieu.

L'usage du don des langues dans les Écritures n'a jamais été associé avec l'enseignement de la vérité de Dieu à l'Église. Il ne pourrait donc pas y avoir de relation entre la cessation du don des langues et la complétion du canon des Écritures. Une des règles d'or de l'interprétation des Écritures est d'examiner le texte à la lumière de son contexte. Pour connaître le texte, lisez le contexte. Le contexte de 1 Corinthiens 13 est la suprématie de l'amour. Il est suprême sur la pratique du don des langues, qui sont nulles sans l'amour (versets 1-3). L'amour est ensuite défini aux versets 4-7, puis le fait que l'amour ne succombe jamais est déclaré aux versets 8-12, montrant qu'il va durer plus longtemps que les langues, les prophéties et la connaissance. Enfin, au verset 13, la trilogie perpétuelle de la foi, de l'espérance et de l'amour est présentée, précisant que l'amour est suprême. Le contexte immédiat est la nature indéfectible de l'amour en contraste avec les prophéties (qui seront abolies), les langues (qui vont cesser) et la connaissance (qui sera abolie). Les prophéties et la connaissance sont partielles, mais quand ce qui est parfait sera venu, nous n'aurons plus de vision confuse, mais nous verrons face à face. Notre connaissance ne sera plus une connaissance partielle, mais complète, parce que nous connaîtrons alors comme nous sommes connus.

L'idée que le mot grec teleios, traduit par le mot « parfait », se réferrait au canon des Écritures au complet n'est pas venu à l'idée de quelques uns des plus grands érudits de grec du siècle dernier. Il s'agit plutôt d'une invention ou d'une création récente pour contrer le mouvement moderne des langues. Thayer, dans son lexique grec-anglais, dit de teleios tel qu'utilisé dans 1 Corinthiens 13.10 : « L'état parfait des choses qui accompagneront le retour de Christ des cieux. » Alford, dans son Nouveau Testament pour les Lecteurs Anglais, en dit : « Au moment de la venue du Seigneur et ensuite. » Quand la seule base scripturaire pour le rejet de la validité des langues repose sur une interprétation si douteuse et fragile du mot grec teleios, arraché du contexte où il est utilisé, il faut vraiment remettre en question l'honnêteté d'exposition de cette érudition. Pour être affable, je dirais que dans le meilleur des cas il s'agit d'un aveuglement préjudiciable -- pas du tout académique ou concluant.

Il faut aussi noter qu'il était dit dans 1 Corinthiens 13.8 qu'en même temps que la cessation des langues, les prophéties et la connaissance seraient elles aussi abolies. Y a-t-il quelqu'un qui soit prêt à admettre que Dieu ne parle plus à l'Église pour l'édifier, l'exhorter ou la consoler ? La connaissance a-t-elle disparu ? Les Écritures déclarent que nous connaissons partiellement. Certains prétendent avoir une connaissance parfaite, mais je doute sérieusement de leurs prétentions. Nous ne connaîtrons pas tels que nous sommes connus jusqu'à ce que Christ revienne.

mercredi 6 juillet 2011

Quand les langues doivent-elles cesser ?

Les doctrines religieuses qui interdisent le parler en langues se réfèrent en général à 1 Corinthiens 13.8, où il est dit : « les langues, elles cesseront » comme base de leur interdiction. Le moment où les langues cesseront, cependant, dépend de la manière dont la phrase : « ce qui est parfait sera venu » est interprétée. Ceux qui utilisent ce verset pour interdire les langues interprètent « ce qui est parfait » comme se référant à la révélation complète du canon des Écritures, qui se conclut par l'Apocalypse, la révélation de Jésus-Christ à Jean. Leur argument considère en général que, jusqu'à ce que le canon des Écritures soit complet, ces dons étaient utilisés pour instruire l'Église primitive. Mais une fois que les Écritures étaient complètes, il n'y avait plus besoin de dépendre de ces dons. C'est pourquoi les langues ont cessé lorsque les Écritures ont été complétées.